Parce qu'une fois n'est pas coutume, je m'arrêterai sur ces mots là.

J'en ai sans doute déjà trop dit. Je t'ai déjà décrit sous tous les angles, j'ai déjà mis un nom sur chacune de tes odeurs, j'ai commenté des milliers de fois tes fleurs et tes couleurs. Malgré tout je vais me remettre au travail ce soir, je vais te dire au revoir dans les règles de l'art. J'ai la gorge serrée sans même avoir commencé. J'ai épuisé tout mes mots élogieux pour tes beaux yeux, pour les tapisseries rouges et bleus qui règnent sur ton hall, pour tes dalles roses qui mènent à notre maison tout là-haut. C'est terrible de devoir renoncer à tout le bonheur que tu nous as procuré, du vent qui souffle fort au bord de la mer à nos pas qui résonnent dans les souks humides en passant par ces moments passés à rire tous ensemble avachis sur tes fauteuils. Les bancs carrelés de la terrasse qui a abrité des chichas nocturnes interminables, la piste centrale sur laquelle on avait tous, tous, la tête à l'envers. Ton soleil qui n'a jamais chauffé si fort, si bien qu'on faisait valser les transats à longueur de journée. Et puis ta piscine, dans laquelle on ne sait que s'aimer, plonger et se photographier. Enfin je me dois de te nommer, l'Allée. Tu parais plus longue d'année en année, tu nous fatigues autant que tu nous enchantes. T'es le plus beau des chemins que j'ai emprunté, t'es ma ligne droite vers la vie à 300KM/H. Tu renfermes de l'or. Sa blondeur, ses talons hauts et ses bisous à la chaîne. Et puis t'es le théâtre de tous les instants qui alimentent mes soirées de nostalgie, c'est sur ta scène que les émotions sont multipliés par dix. Il n'y a que toi pour me faire cet effet-là, je continuerai de te respirer même à distance, je ne cesserai jamais de penser à toi, labyrinthe où je me perdrai toujours, et au tourbillon de souvenirs partagés avec des personnes formidables. Hier matin, je me suis réveillée dans tes draps, aujourd'hui je te fais la promesse de tout garder de toi. On reviendra .... Je t'aime, EL SHEMS, je t'aime sans aucune bavure, tu es l'antre du bonheur le plus pur qui soit ...


Parce qu'une fois n'est pas coutume, je m'arrêterai sur ces mots là.
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# Posté le lundi 10 août 2009 12:03

On était bien,on était loin.

On était bien,on était loin.

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 15:27

Ce n'est pas fini . Voici juste ce que j'ai envie de te dire ce soir , pour cette 2ème édition de " TUNISIE JE T'AIME , Starfou - Starfoufou - Starfoulah , REVIENS MOI ! "

Tu le connais bien , ce petit bruit que font tes tongs quand elles claquent contre le sol brûlant . Autour de toi , une odeur de jasmin , de plastique neuf , de cuir , mêlée à la chaleur ambiante . Il y a du bruit , les petits qui courent en slalomant entre les étalages , la clé que je fais tourner autour de mon index , toi tu t'inquiètes de savoir quand aura lieu la prochaine livraison de redbull . T'as les cheveux trempés , ça dégouline sur ton tatouage . C'est un vrai , dis , c'est un vrai ? Tu leur souris poliment , t'es belle . Suis-moi , la musique orientale est plus forte dans le magasin de serviettes . Tu y jettes un coup d'oeil en passant , puis un rayon de soleil t'oblige à plisser les yeux . Tu lis le " 449 " au bas du mur blanc . A ta gauche un cyprès , continue . Sur ta droite , l'amandier . J'écarte la fleur fushia qui nous barre le passage , la clim' fuit toujours au 553 . T'es vigilante parce que tu sais que l'une des dalles du chemin est déplacée à cause d'un crapaud . Alors t'évites de te faire mal , tu complimentes la grande terasse , une fois de plus , et enfin tu tournes la clé dans la serrure . Sensation de froid , tu jettes ta serviette sur la chaise de jardin qu'on manque de bousculer chaque fois qu'on entre . Tu te charges d'appuyer sur 'play' , et là c'est en coupant l'air avec tes deux mains au rythme de la nouvelle danse du village que l'envie te prend d'allumer une cigarette . Installe-toi , bienvenue chez toi , mon amour .
Tous les soirs ma main aimait faire le voyage pour retrouver la tienne , quelque part entre Clarinette et ton oreiller . J'faisais pas exprès de m'endormir chaque fois que tu étais sous la douche , par contre j'faisais exprès de marcher derrière toi dans les souks . J'ai jamais eu plus belle vision : des fleurs sur ton tee-shirt , tes achats à la main , tu te fraies un chemin entre les poteries , les sacs et les stands de bracelets à graver . La nuit tombe , et je me sens bien . Les étoiles , je les connais par coeur . J'les ai pas lâché des yeux en remontant l'allée , je les ai aimé une par une de mon transat' ensablé . Naïves au point de croire aux blagues du réceptioniste , heureuses au point d'embrasser les parasols . Clarisse , la capitaine des verts . & quand les verts vont se mettre à jouer ( ouais ouais ) c'est tout El Shems qui va s'enflammer ( ouais ouais ) allez allez , allez allez , allez allez les verts allez . Motivation sans limites , surkiffage de rigueur . Les médailles t'allaient à ravir , la victoire comme beau souvenir . Puis s'imprégner du bruit des vagues , mémoriser l'emplacement de chaque chaise . J'ai envie de te rappeler cette sensation , tu t'assois sur le banc en carrelage en face des crêpes . Tes jambes s'y collent , tu commandes un jus de pêche pour toi , un coca pour elle , un Indien pour lui , un cocktail Santa El Shems pour moi . Tu le croiras ou pas , mais même les mains moites du gros à la caisse , même l'odeur d'égoût sur le chemin du Garden Beach , même tes soupirs quand tu réalises que j'ai encore fermé la porte du bungalow en laissant la clé à l'intérieur , même les kebabs qui brûlent la langue , bah ça me manque à un point inimaginable . A fond sur ton jet ski , à fond sur ton quad , les cheveux au vent , les bras qui appellent les coups de soleil juste histoire de faire atelier biafine avant d'aller manger . Je saurais imiter à la perfection l'air que tu prends quand tu lis la blague du jour de Boubou , sur les écrans du hall des images défilent . Entre autres la plage filmée depuis une voiture qui roule , la devanture du musée du bonheur ' Ben Salem frères ' , des plans d'intérieurs dont la décoration rappelle celle de la salle chicha . On te demande ton adresse , tu réponds CNRO . On attend le plan de la soirée , tu réponds Bora Bora . J'aime tellement ce petit rituel , raconter l'année qui vient de s'écouler en en faisant un bilan à Boran . Il t'écoute patiemment , il t'offre la moitié de son paquet de clopes , il te raconte des histoires sans queue ni tête . T'entends les grillons pas loin , tu n'arrives pas à détacher ton regard des lumières de l'allée tout le long des parterres de fleurs délimités par des bords rayés blancs & bleus . On gravit les marches , nous voilà sur la grande terrasse , la musique de la boîte de plus en plus forte , les bancs où l'on s'allonge sans se rendre compte qu'ils sont plein de grenadine . Se laisser bercer dans la piscine , dans un câlin interminable se répéter qu'on s'aime et fermer les yeux . Lancer toutes ces questions qu'on adore , " J'ai bronzé dans le dos ? " , " Tu mets ta belle robe ce soir ? " , " Demain on essaye le monoï au coco ? " , " J'ai pas du noir sous les yeux ? " . Dernier soir sur la plage . Si , t'as plein de noir sous les yeux . On lui a expliqué , il est resté silencieux . Et finalement il a dit " C'est ça , la vie . Je vous souhaite un bon retour . "



( Ils ont remplacé les fauteuils rouges . 'Li tourné' et 'Sega Tipilipe' ne sont plus les seuls hymnes du camp . Le bungalow 334 était habité . Il y a des nouvelles marches pour atteindre le solarium . On a compris ce qui faisait la beauté de nos vacances , d'où venait le piment qu'on aime tant , on a cherché , tourné la tête de tous les côtés , on n'a pas trouvé ce qu'on cherchait . )


# Posté le jeudi 31 juillet 2008 14:33

Modifié le jeudi 28 août 2008 11:19

Et oui car un jour , il y a toujours un retour . Et il sera magique .

Et oui car un jour , il y a toujours un retour . Et il sera magique .
En place . C'est le moment . Cale toi comme il faut dans les starting blocks . Parce qu'il y a des signes qui ne trompent pas . L'ami soleil recommence à nous aimer . L'une se remet à parler de lui , l'autre s'imagine déjà avec ses darling à chaque bras , pendant que la troisième recommence à rêver d'évasion . Il est temps , je te dis . Il est temps de ressortir ton paréo couleur saumon , temps de retrouver mon maillot de bain perlé , temps qu'elle fasse le tri dans ses escarpins . A vos marques . Ne prend pas cet air étonné , je t'assure que cette fois c'est la bonne . Tu as assez patienté . Alors vite , attention départ , va faire le fond de tes poches et rapporte moi quelques dinars . Nous n'ignorons pas que le paradis est un luxe , alors décidons juste de vivre d'amour et de jus de pêche . Sautons à pieds joints dans l'été , nous l'avons bien mérité . Allez il faut s'activer , je réclame le retour des câlins salés , des peaux bronzées et des pieds qui brûlent dans l'Allée . J'exige ta main dans la mienne , l'achat du kit de 3 gloss pailletés , le sable qui se confond avec tes cheveux blonds . Dis , tu sens comme elles approchent ? La liberté , la vie rêvée , l'humidité & les soirées . Et celle-là , tu la sens arriver ? La nouveauté . Tu n'y croyais plus , je sais . J'annonce . Cette année , pas de larmes sur l'oreiller . Ce compliment qu'il t'avait fait , on ne cessera de te le répéter . Je serai fière quand tu danseras dans les airs , et tu me diras à quel point tu m'aimes dans la salle des spectacles . Le temps file . Prête ? Focalisons-nous sur l'essentiel . Les concerts dans la salle de bains , le trampoline nocturne et les grasses mat' involontaires . Les chauffeurs de taxis , les cigarettes du bonheur et la grenadine renversée . L'île de la tentation reprendra de plus belle , il y a des fous rires dans l'air . Le départ est imminent . Allez vite . Enfile donc ton costume de gazelle , j'espère que je rentre encore dans mon habit d'équation . Ca y est . Je signe le retour de la tête qui tourne mon amour . Partez .

# Posté le vendredi 13 juin 2008 11:38

Modifié le lundi 10 août 2009 11:53

USA 2008

USA 2008
Elle est là. Et puis on avait du mal à y croire. Maintenant on demande quoi ? Plus rien ou presque. Y'a plus de feuilles mortes dans Washington Street. Je t'ai attendu deux mois. Tu es devenue une incontournable du Frapuccino Chocolate Chip, tu as rencontré des tonnes d'américains, tu as troqué tes euros, dinars ou autres par les Dollars, tu m'as pris dans tes bras pour me dire que tout manque avait bel et bien disparu. La France est loin et puis tant mieux. Je t'aime tous les jours, je t'aime toutes les nuits. Te rapelles tu du voeu de la Fontaine de chatêlet ? Réalise Honey...

# Posté le jeudi 06 décembre 2007 07:05

Modifié le jeudi 27 novembre 2008 14:09